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Le plus beau reste à venir

Le propre de l’être humain, c’est sa capacité à se réinventer quand on le met dos au mur. Et là, on est dos au mur.

Ceux et celles qui accepteront de redevenir des apprenants (à 45, 52 ou 58 ans) vont vivre la plus belle aventure professionnelle de leur vie. Ils vont enfin redécouvrir le goût d’apprendre, de créer, d’avoir un impact réel.

Ils passeront du « je surveille que ça tourne » au « je conçois des systèmes qui libèrent les humains des tâches inutiles ».

J’ai vu des directeurs financiers devenir des stratèges de la donnée, des office managers se muer en prompt engineers redoutables, des chefs de service « à l’ancienne » créer des académies internes qui forment des centaines de collaborateurs·trices.

Les trois étapes du réveil professionnel

Semaine 1 – L’audit impitoyable

Prenez une feuille. Posez-vous. Et répondez honnêtement :

  1. Qu’est-ce que je fais, précisément, que je ne peux pas déléguer à une machine ?
  2. Quelles compétences humaines j’active quand je donne vraiment de la valeur ?
  3. À qui je rends service — et quel problème humain je résous vraiment ?
  4. Comment je peux amplifier ce que je fais de plus humain, plutôt que le dissimuler sous des tâches ?

Ou encore :

  • Quelles sont les 5 tâches qui occupent 80 % de mon temps ?
  • Lesquelles pourraient être automatisées à 90 % d’ici 18 mois ?
  • Qu’est-ce que MOI, et moi seul, je sais faire mieux qu’une machine aujourd’hui ?

Semaine 2-6 – Le crash test technologique

Ouvrez 3-4 outils IA (ChatGPT, Claude, Perplexity, Cursor, Make, Gemini, Copilote, Grok etc.) et forcez-vous à automatiser une tâche ennuyeuse/répétitive par semaine.

Vous allez détester les deux premiers jours. Vous  allez adorer à partir du quatrième.

Mois 2-6 – La réinvention du poste

Une fois que vous aurez libéré 15-20 h par semaine, posez-vous la seule question qui compte :

« Avec ce temps et cette énergie retrouvés, quelle valeur énorme puis-je apporter que personne d’autre ne peut apporter ? »

Retrouver le cap

Si vous ne savez pas expliquer votre travail, c’est peut-être que votre travail doit être réinventé. L’arrivée de l’IA nous force à une introspection brutale : qu’est-ce qui, dans ce que je fais, est réellement humain ?

La créativité, l’empathie, la négociation complexe, le leadership éthique, la pensée critique, la capacité à donner du sens et une vision : voilà les refuges.

La technologie ne retirera jamais à l’humain :

  • La capacité à créer du sens
  • La capacité à incarner un projet
  • La capacité à donner confiance
  • La capacité à faire émerger le meilleur des autres

C’est cela, le vrai leadership de demain.

Le futur du travail n’appartient pas à ceux et celles qui savent le mieux obéir ou contrôler. Il appartient à ceux et celles qui sauront articuler clairement leur valeur ajoutée unique, celle que la machine ne peut pas (encore) simuler.

L’IA ne menace pas les métiers. Elle menace les métiers vides de sens. Elle menace les parcours sans compréhension. Elle menace les personnes qui n’ont jamais été invitées à nommer leur valeur.

Mais pour ceux qui savent dire :

  • « Je transforme. »
  • « J’accompagne. »
  • « Je relie. »
  • « Je crée de la confiance, du lien, de la clarté. »
  • « Je rends l’organisation plus humaine, plus intelligente, plus stratégique. »

Alors pour eux, l’IA n’est pas une menace. C’est un amplificateur.

La vraie reconversion n’est pas dans le métier, mais dans la mission

Vous n’avez pas besoin de devenir expert en intelligence artificielle. Vous avez besoin d’apprendre à devenir expert en intelligence humaine. Celle que personne — ni machine, ni algorithme — ne pourra jamais reproduire.

Et tout commence par cette question, simple mais révolutionnaire :

Est-ce que vous savez dire qui vous êtes professionnellement, sans utiliser votre titre ?

Si vous ne pouvez pas y répondre aujourd’hui, ce n’est pas un problème. C’est un point de départ.

Il est temps de sortir du brouillard et de redéfinir nos contributions. C’est terrifiant, mais c’est aussi la seule voie possible.

Ceux et celles qui comprendront ça rapidement vivront une seconde carrière bien plus excitante que la première. Les autres… continueront à toucher de gros salaires pour faire semblant, jusqu’à ce que plus personne ne fasse semblant avec eux.

Alors oui, il est urgent de se débarrasser des managers qui ne veulent rien apprendre. Mais il est encore plus urgent de sauver ceux qui accepteront de se laisser bouleverser.

Vous savez dans quel camp vous êtes.

P.S. : Si vous vous reconnaissez dans cet article et que vous souhaitez aller plus loin, je vous accompagnerai avec enthousiasme. Parce que derrière chaque métier devenu flou, il existe une identité professionnelle encore silencieuse… qui ne demande qu’à être révélée.

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